Développement Durable : l’engagement alsacien

Article paru jeudi 3 avril dans le quotidien régional l’Alsace

Un sondage TNS Sofres sur les Français et le développement durable, commandité par la presse quotidienne régionale (PQR), montre qu’en matière de bonnes pratiques, l’engagement des Alsaciens est globalement supérieur à la moyenne du pays.

« La science découvre, l’industrie applique, et l’homme suit » proclamait en 1933 le slogan de l’exposition universelle de Chicago. Aujourd’hui, alors que les changements climatiques font peser de lourdes menaces sur l’avenir de l’humanité, ce modèle n’apparaît plus comme inéluctable. La notion de développement durable, popularisée par le rapport de la commission des Nations-Unies présidée par la Norvégienne Gro Harlem Brundtland et publié en 1987 sous le titre « Notre avenir à tous », est en passe d’imposer une nouvelle façon de penser le progrès.

« Une idée d’avenir »

Depuis six ans, à l’occasion de la semaine du développement durable -elle a lieu ces jours-ci- le gouvernement français s’efforce de sensibiliser le public et de motiver les changements de comportement. Un appel annuel à la prise de conscience récemment renforcé par le Pacte écologique de Nicolas Hulot, le prix Nobel pour Al Gore et le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat, ou le Grenelle de l’environnement. Parallèlement, à en croire les résultats du sondage TNS Sofres (*), la notion de développement durable semble gagner du terrain dans l’opinion comme le quotidien des Français : pour plus des trois quarts (77 %), il s’agit « d’une idée d’avenir », contre 22 % pour qui il s’agit « d’une idée à la mode ». Les Alsaciens s’inscrivent ici parfaitement dans la moyenne. Comme l’ensemble des Français, ils perçoivent avant tout le développement durable comme « la préservation de l’avenir des générations futures » (86 %) et « la préservation de l’environnement et des ressources naturelles » (79 %). Des composantes comme l’équilibre social, le développement économique et commercial, ne sont cités respectivement que par 18 et 13 % des Français (16 et 12 % des Alsaciens).

Alimentation bio, produits toxiques : des efforts à fournir

Les enjeux environnementaux tiennent le haut du pavé, focalisant prioritairement l’attention des citoyens : le sondage livre sur ce point leur niveau de participation active à la protection de l’environnement à travers toute une série de petits gestes quotidiens qui portent notamment sur le tri des déchets, les sacs plastiques, les économies d’énergie, l’eau potable, etc. (notre infographie). Globalement, on constate qu’un Français sur deux déclare avoir définitivement intégré un certain nombre de bonnes pratiques. Le sondage identifie toutefois des domaines dans lesquels des efforts restent à fournir. C’est le cas de l’utilisation de la voiture (notre infographie) mais aussi de la consommation des produits bio : seulement 8 % des Français (11 % des Alsaciens) assurent « en manger systématiquement même s’ils coûtent plus cher ». Une minorité également, soit 35 % des Français (39 % des Alsaciens), reconnaît « utiliser systématiquement moins de produits toxiques comme les aérosols ou les engrais chimiques ».

Des Alsaciens moins enclins au boycott

L’enquête révèle également que les consommateurs ne semblent pas encore avoir réalisé qu’ils pouvaient former, quand la situation l’exige, un efficace groupe de pression collectif en boycottant, par exemple, les entreprises qui polluent et ne respectent pas les réglementations en matière de protection de l’environnement (notre infographie). Dans ce domaine, on découvre que les Alsaciens sont parmi les moins téméraires : 18 % déclarent le faire régulièrement, sinon systématiquement, contre 26 % pour l’ensemble des Français. Au final, TNS Sofres a pondéré l’ensemble des résultats afin d’établir un tableau mesurant l’implication des particuliers : 36 %, soit un peu plus d’un tiers, sont considérés comme des citoyens engagés. Les disparités régionales restent assez marquées : en Bourgogne et Languedoc-Roussillon, on dénombre 47 % d’engagés (42 % en Alsace). Quatre régions, Ile de France, PACA, Corse et Centre, sont lanternes rouges avec un niveau d’engagement estimé à 31 %.

Xavier Thiery

- Sondage réalisé pour la presse quotidienne régionale dans le cadre de son étude nationale de mesure d’audience. Enquête par téléphone du 7 janvier au 3 mars 2008 auprès d’un échantillon national de 4 667 personnes âgées de 15 ans ou plus. Pour l’Alsace, l’échantillon pondéré représente 139 individus, soit 3 % de l’effectif total sondé.

Édition du Jeu 3 avril 2008

Posted by admin on avril 3rd, 2008 No Comments

écocitoyen à vous d’agir!

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L’écocitoyenneté, le mot peut sembler n’être qu’un néologisme branché de plus. Pourtant, la réalité qu’il recouvre est probablement notre ultime chance de sauver la planète et nous avec !

Il s’agit d’abord de gestes souvent très simples, comme jeter ses piles usées dans des conteneurs placés dans les magasins afin qu’elles soient recyclées. Il s’agit également de choix plus vastes à mettre œuvre comme, par exemple, installer des panneaux solaires sur sa maison pour faire des économies. En bref, il s’agit de devenir enfin acteur et de cesser de se contenter de constater les dégâts.

Au-delà de la sensibilisation à un enjeu majeur, « l’éco citoyen à vous d’agir ! » de Lionelle Nugon-Baudon offre une information synthétique et des centaines de conseils pratiques pour agir au quotidien, le tout pour moins de 15€. Un livre pas cher donc et qui constitue une excellente synthèse pour qui veut devenir un bon consom’acteur.

Posted by admin on avril 3rd, 2008 No Comments

Pourquoi on fait tout ça?

Vous faîtes encore parti de ceux qui doutent du réchauffement climatique ? Vous pensez très honnêtement que nos modes de vie actuels peuvent se poursuivre éternellement sans trop de dommages pour la planète ? Que la science et le progrès technique vont tout résoudre ? Et plus généralement vous ne comprenez pas pourquoi on fait de l’environnement, pire du développement durable, un enjeu majeur pour les années à venir ?

Sans sombrer dans le catastrophisme, il est grand temps de vous documenter un peu pour prendre la mesure des défis et des dangers qui nous attendent!

Moins connu du grand public que Messieurs Nicolas Hulot et Yann Arthus Bertrand, Jean Marc Jancovici n’en est pas moins un acteur de poids et une référence en matière d’environnement. Ingénieur polytechnicien, il a contribué à mettre au point le Bilan Carbonne, outil de l’ADEME devenu incontournable pour la quantification des émissions de CO2 dans les industries et les transports.

Spécialiste des questions énergétiques, il fait parti de l’ASPO qui est l’association pour l’étude du pic de production pétrolière. La force de J.M. Jancovici est, sans aucuns doutes, son objectivité, toujours étayé par des faits scientifiques, et son pragmatisme quant aux solutions à apporter.

Son site regorge d’informations sur toutes les thématiques environnementales liées aux questions énergétiques, de transports, d’épuissement des ressources, de réchauffement climatique.

Le point fort du site ? Etre à la fois très pédagogique tout en étant argumenté et documenté. Où comment mettre à la portée de tout le monde des notions parfois très techniques.

Une fois que vous aurez pris connaissance de ce site, vous n’aurez plus aucuns doutes sur la nécessaire urgence à agir!

Le site de JM Jancovici

Posted by admin on avril 2nd, 2008 No Comments

Etes vous un bon consom’acteur?

Les Suisses, comme les Allemands, et les Autrichiens ont toujours eu une petite longueur d’avance en matière d’écologie. Et cela tout particulièrement dans les domaines de la consommation, pour laquelle les initiatives sont très nombreuses dans ces pays.

Quoi de mieux dès lors qu’un Quizz de nos amis du Canton de Genève pour évaluer notre niveau de responsabilité dans notre consommation quotidienne ?

Pour savoir si vous faîtes ce qu’il faut, rendez vous sur le site du Canton de Genève ou télécharger directement le Quizz au format PDF. Vous trouverez sur le site en plus du Quizz, un ensemble de fiches thématiques extrèmement bien faîtes pour vous aider dans votre quotidien à protéger notre environnement.

Conviez vos collègues, et vos amis à participer !

Heureusement en France on a sans doutes les meilleurs professeurs concernant le développement durable, à commencer par M. Nicolas Hulot. Alors si vos résultats ne sont pas bons, en plus de la lecture assidue du présent blog, n’hésitez pas à faire un tour sur le site de la fondation Nicolas Hulot, qui vous expose les bons gestes à faire au quotidien :

Posted by admin on avril 2nd, 2008 No Comments

Rainforest Alliance, une petite grenouille qui monte, qui monte…

On en parle de plus en plus, et pour cause, les plus grandes marques internationales affichent progressivement sur certains de leurs produits la petite grenouille verte de «Rainforest Alliance».

Fondée à New York en 1987, Rainforest Alliance est une ONG qui se consacre d’abord à la protection des forêts tropicales en créant, deux ans après sa naissance, le « Forest Stewardship Council ». Le fameux label FSC, accordé au bois exploité selon les critères de développement durable et de respect des travailleurs, certifie aujourd’hui 45 millions d’hectares de forêts.

FSClogo

Depuis, Rainforest a étendu sa mission à l’agriculture et au tourisme durable.

Rainforest s’affiche par une petite grenouille verte, label qui certifie à la fois un produit et ses conditions de production.

grenouille

Pour l’obtenir, il faut répondre à près de 200 critères environnementaux (préservation de l’écosystème, protection de la faune et de la flore, réduction d’utilisation de produits agrochimiques, élimination des déchets) et aux normes de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). L’attribution du label par le comité de certification du Sustainable Agriculture Network (SAN) n’est pas définitive. Chaque année, les producteurs sont soumis à un contrôle.

Selon Rainforest, n’importe quel producteur, pourvu qu’il se mette en conformité avec les critères, peut recevoir le label, depuis les grandes exploitations de thé détenues par Unilever au Kenya jusqu’aux petits agriculteurs, qui souvent se réunissent en coopératives pour s’offrir le coût de l’audit de certification.

«ONG capable de travailler avec des multinationales», selon les mots d’Unilever, Rainforest multiplie les partenariats : Castorama pour ses fournisseurs en bois, Mc Donalds en Grande-Bretagne et Kraft Foods pour le café, Nespresso, la chaîne d’hôtels Holiday Inn, Mars, le musée espagnol du Prado pour le bois ou encore Scholastic Books, éditeur du best seller mondial Harry Potter, vendu à 12 millions d’exemplaires. Unilver, au travers de sa marque Lipton s’est engagé à faire certifié 100% de ses champs de thé d’ici à 2010.

Aux grandes entreprises, Rainforest offre une plus grande traçabilité des conditions de production de leurs produits et crédibilité verte, et aux petits, une plus grande compétitivité et une ouverture au marché.

Rainforest cherche à créer le cercle vertueux d’un circuit de production qui ouvre des débouchés aux petits producteurs et responsabilise les multinationales.

Une démarche qui, selon Gilles Degroote, représentant de Rainforest en France, «accompagne les mécanismes du marché», pour y intégrer des modes de production responsables.

Rainforest Alliance est un label qu’il ne faut pas confondre avec le label Max Havelaar qui certifie que les produits sont issus du commerce équitable. Ainsi Rainforest Alliance ne garantit pas de prix minimum d’achat des matières premières au producteur comme dans le cas du commerce équitable. La logique de l’ONG est de faire que leur certification, qui atteste d’une réelle démarche globale de développement durable, augmente par des mécanismes de marché la valeur du produit et donc les revenus des producteurs.

Pour aller plus loin:

Posted by admin on avril 1st, 2008 No Comments

Quelques repères pour agir efficacement

Dans la jungle des sigles, des marques et des labels, il suffit de reconnaître les bons pour choisir des produits éco-responsables. En voilà quelques uns et leur signification.

Des produits de saison

légumes de saison

Il s’agit de profiter de ce que nous offre à tout moment de l’année notre région ou notre pays comme légumes, fruits ou autres produits alimentaires. Choisir des produits de saison permet de minimiser considérablement les émissions de gaz à effet de serre engendrées par les moyens de transports utilisés et de favoriser l’économie locale ou national.

Il est donc très important de toujours connaître la provenance des produits que vous achetez.

Télécharger le calendrier des légumes de saison

Des produits locaux

La consommation de produits locaux évite aux produits des transports fortement énergivores. En outre les produits locaux représentent en générale une garantie de fraicheur, et leur consommation participe au dynamisme économique d’une région.

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Plusieurs adhérents de « l’Alsace signe l’Art et la Manière » proposent des produits locaux de qualité. Les choisir en priorité, c’est contribuer au tissu économique local et au maintien des emplois.

AOC

Les AOC (Appellations d’origine contrôlée) identifient un produit, l’authenticité et la typicité de son origine géographique. Elles sont garantes de ses qualités et de ses caractéristiques, de son terroir d’origine, du savoir-faire du producteur, de l’antériorité et de la notoriété du nom.

Des produits de qualité supérieure

Manger de bons produits tout en respectant les principes de la consommation est possible.

Label Rouge

Le Label Rouge est le seul signe officiel qui atteste un niveau de qualité supérieure. A toutes les étapes de la production et de l’élaboration, le produit Label Rouge doit répondre à des exigences définies dans un cahier des charges homologué par les services de l’Etat. Le respect des cahiers des charges par les opérateurs est contrôlé régulièrement tout au long de la production par des organismes certificateurs indépendants.

 

L’agriculture biologique

Label AB

L’agriculture biologique constitue un mode de production soucieux du respect des équilibres naturels (absence de pesticides, d’engrais chimiques, d’OGM, respect du bien-être des animaux,..) dont les exigences sont définies dans la réglementation européenne sur l’agriculture biologique. Par ailleurs, ce mode de production favorise la biodiversité et la vie des sols, économise de l’énergie fossile.

Le commerce équitable

Max Havelaar

Ce label, délivré par Max Havelaar (association à but non lucratif), vous garantit des produits répondant aux standards internationaux du commerce équitable. L’objectif du commerce équitable est notamment d’assurer une juste rémunération du travail des producteurs et artisans les plus défavorisés et de garantir le respect des droits fondamentaux des personnes (refus de l’exploitation des enfants, du travail forcé).

 

Posted by admin on mars 28th, 2008 No Comments

Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne : l’AMAP

L’AMAP est une stratégie innovante qui relie un fermier local avec des consommateurs locaux, permettant ainsi de développer des réseaux d’approvisionnements régionaux, représentant une solide économie locale.

Elle maintient un sens social et convivial des relations entre les individus, encourage à la maîtrise des terres, elle honore la connaissance, l’expérience et les savoirs faire des cultivateurs et producteurs travaillant sur des fermes de petites et moyennes surface de productions.

Panier Amap

Comment fonctionne une AMAP ?

Le Comité

Un comité constitué du fermier, d’administrateurs et de plusieurs membres consommateurs représentent souvent le corps décisionnaire de l’AMAP. Il détermine les objectifs du moyen et long terme, prépare le budget, communique avec l’extérieur, organise les évènements à la ferme ou ailleurs, etc. Des réunions annuelles, une lettre aux membres et des sondages occasionnels sont les données de communication de base entre la ferme et ses membres.

Financement, membres et organisation

Un agriculteur, souvent avec l’assistance d’un comité, issu du groupe de consommateurs, prévoit un budget reflétant le coût de sa production sur l’année. Ce budget inclue tous les salaires, coûts de distributions, investissements pour les semences et les outils, location des terres, contrat de maintenance et d’entretien pour le matériel agricole, etc.

Une fois le budget établi, il est ensuite divisé par le nombre de personnes inscrites, ce qui constitue le prix de la part de chaque membre. Cette part est distribuée sous forme de panier pendant la durée d’engagement, habituellement sur 2 saisons en France, Printemps/Eté et Automne/Hiver.

Le panier

Un panier est généralement constitué pour subvenir aux besoins d’une famille de 4 personnes. Fleurs, fruits, viandes, œufs, et produits laitiers sont aussi des produits disponibles sous la forme d’AMAP. Les membres du groupe signent et achètent leurs paniers, soit en totalité avant le démarrage de la saison soit selon modalités. Les coûts de productions sont ainsi garantis et le fermier commence à percevoir un revenu dès que le travail commence.

Des produits sains et de saison

En échange de leur investissement, les membres des AMAP reçoivent un panier chaque semaine de produits sains, fraîchement cueillis, localement produits, pendant six mois. Les membres préfèrent une grande variété de légumes et d’herbes, encourageant l’agriculture traditionnelle et bio diversifiée. Cette diversification aide à réduire les facteurs à risques et enrichit le sol. Les récoltes en rotation permettent de fournir en continuité chaque semaine la quantité de légumes et fruits nécessaires à la distribution. Les types de récoltes changeant à chaque saison, les paniers peuvent varier en taille et produits, reflétant toujours les conditions de production locale et la saison.

Les avantages de l’AMAP

Les AMAP sont très variées puisqu’elles dépendent d’un agriculteur, de certaines pratiques agricoles et des besoins spécifiques d’une ferme et de celui d’un groupe avec ses motivations propres. L’adhésion est ouverte à tous, elle est connue pour accueillir tous types de personnes, incluant les familles à revenus modestes et faibles, les sans abris, les retraités. La plupart des AMAP invitent leurs membres à visiter la ferme et encouragent l’assistance bénévole. Des paniers échanges sont souvent une réponse proposée quand un membre se porte volontaire pour certaines heures de travail en échange d’une réduction du prix du panier ou même de sa gratuité.

Le volet pédagogique est une composante courante et gagnent en popularité dans de nombreux groupes, notamment aux Etats Unis. Pour certaines fermes ils font partis intégrantes du succès du concept. Les apprentissages offrent par la pratique des savoirs faire et un model éducatif.

Parmi les avantages, dans le système AMAP, sont à noter, le minimum de pertes et de gaspillages des produits cultivés, le minimum d’emballages. Il n’y a plus de gaspillage car même les fruits et légumes imparfaits sont distribués, les surplus étant reversés à des œuvres caritatives.

Pourquoi l’Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne est-elle importante ?

  • L’AMAP dans son concept de fonctionnement procure une valorisation directe du travail au producteur.
  • L’AMAP permet une indépendance économique locale et contribue à maintenir et établir des sites de productions régionaux.
  • L’AMAP encourage la communication et la coopération entre agriculteurs.
  • L’AMAP garantit aux fermiers l’écoulement de leurs produits, ils peuvent ainsi investir tout leur temps à mieux cultiver plutôt qu’à chercher des acheteurs.
  • L’AMAP soutient la biodiversité d’un terroir donné et la diversité de l’agriculture par la préservation de petites fermes produisant une grande variété de produits.
  • L’AMAP crée l’opportunité d’un dialogue entre paysans et consommateurs.
  • L’AMAP crée un sens social des responsabilités et de la maîtrise du terroir local.
  • L’AMAP met ” le visage du fermier sur la nourriture ” et augmentent la compréhension du comment, ou et par qui nos aliments sont cultivés.
  • L’AMAP maintient un savoir faire, le respect des saisons et de l’environnement, outil éducatif et pédagogique important.

Où trouver une AMAP près de chez soi ?

Posted by admin on mars 28th, 2008 No Comments

L’éco-conception, est-ce un « éco-machin » de plus ou une démarche qui a du sens ?

Lessives efficaces à froid, circuits intégrés sans plomb, emballages réutilisables… Les industriels commencent à intégrer la protection de l’environnement dès la conception des produits.

Prenons l’exemple des lessives Arielle. Elles ne lavent pas les taches résistantes mieux que leurs concurrentes, ne disposent pas d’agents super actifs, mais… permettent de laver le linge à froid. Après le Grenelle de l’environnement et la conférence de Bali, voici un producteur de lessive qui a choisit de communiquer sur les économies d’énergie engendrées par ses nouveaux produits !

Laver à une température plus basse qu’habituellement peut faire économiser jusqu’au tiers de la consommation d’énergie d’une machine à laver et si chaque français modifiait ses habitudes et abaissait la température de lavage (d’environ 10°C de moins), c’est l’équivalent de la consommation en énergie domestique d’une ville comme Marseille qui serait économisée chaque année !

 

Intégrer la protection de l’environnement dès la conception des produits, c’est ce qu’on appelle l’éco-conception.

 

Contraintes par les réglementations européennes ou par la pression des consommateurs, les entreprises ont accepté l’idée qu’elles doivent réfléchir sur l’ensemble du cycle de vie des produits afin de réduire les impacts potentiels sur la nature. Dans cette optique, une lessive peut se vanter de provoquer des économies d’énergie, et une « super » machine à laver doit utiliser le moins possible de matière non renouvelable (minerai, énergie fossile), consommer peu d’eau et d’électricité chez le client pendant son fonctionnement, se démonter facilement et contenir des matières recyclables.

 

D’autres exemples sont également surprenants lorsque l’on regarde le cycle de vie complet du produit:

  • la production d’un jean de 600 grammes nécessite l’utilisation de 32 kilos de matière, auxquels il faut ajouter 8.000 litres d’eau !
  • et une alliance en or de 5 grammes a un « poids écologique » de 2 tonnes, si l’on compte notamment l’ensemble de la terre remuée pour trouver le minerai

L’éco-conception s’applique à nous, tous les jours : il suffit pour cela de choisir des produits qui ont été élaborés en minimisant au maximum leurs impacts sur l’environnement. Votre choix sera facilité par les différents labels existants qui certifient de cette qualité.

Pour être des consommateurs responsables, optez pour ses produits !

 

Pour aller plus loin :

 

 

Posted by admin on mars 28th, 2008 No Comments

Les 5 commandements

Chaque situation d’achat est différente, et il serait inutile de donner des principes figés de consommation responsable. Acheter responsable c’est avant tout réfléchir avant de se décider et adapter au mieux ses besoins à la situation.

Pour vous aider à vous poser les bonnes questions, il existe 5 principes qu’il est utile de mettre en œuvre avant d’acheter.

Principe d’utilité
Eviter les achats ou les services qui ne correspondent pas à de réels besoins, afin de lutter contre la surconsommation et l’épuisement des ressources naturelles.

Principe de prévention
Opter pour des biens et services qui limitent au maximum les nuisances pour l’environnement, la santé et tout autre domaine.

Principe d’efficience
Prendre en compte les moyens mis en œuvre pour produire et livrer un article ou un service sur le marché, afin de privilégier celui qui respecte le mieux les ressources naturelles, l’énergie et les conditions de travail.

Principe de qualité
Préférer des produits qui ont une grande durée de vie : sur le long terme, ils utilisent moins de ressources naturelles et moins d’énergie pour leur fabrication, et produisent également moins de déchets.

Principe de solidarité
Favoriser les voies commerciales qui tissent des liens entre acheteur, distributeur et producteur, afin de répartir équitablement la prospérité entre tous.

Posted by admin on mars 28th, 2008 No Comments

Quelques exemples de gestes à faire au quotidien

Parce que devenir un consom’acteur est avant tout une question de bon sens, voici quelques gestes quotidiens faciles à mettre en oeuvre.

  • Je préfère l’eau du robinet qui est 100 fois moins chère que l’eau en bouteille. En effet la consommation d’eau en bouteille génère d’importantes quantités de déchets et nécessite beaucoup d’énergie (production de la bouteille). Il faut noter que l’eau du robinet est extrêmement contrôlée, elle est donc parfaitement potable. Préférer l’eau et jus fruits naturels aux sodas.

  • Je consomme biologique pour soutenir un mode de production agricole plus respectueux de l’environnement et des animaux (absence d’utilisation de pesticide, d’OGM). Consommer BIO c’est bon pour ma santé et pour l’environnement !

  • Je privilégie les déplacements courts pour mes courses d’appoint. Les courses d’appoint (un carnet de timbres, la baguette fraîche du matin…) sont de bonnes occasions de laisser sa voiture au garage et de marcher un peu. C’est aussi l’opportunité de redécouvrir son quartier, de discuter avec les gens et de soutenir l’économie locale !

  • J’utilise lors de tous mes achats (marché, achats vestimentaires…) un panier ou un sac réutilisable. Il se distribue 12 milliards de sacs plastique par an, soit 380 par seconde… et ils ne sont utilisés en moyenne que 20 minutes avant d’être jetés !

  • Je privilégie le durable au jetable. Les lingettes sont pratiques mais elles produisent 3 à 6 fois plus de déchets que les produits traditionnels. Plutôt que d’utiliser des lingettes j’utilise l’éponge une serpillière et un torchon !

  • Je trie mes déchets. Un français produit aujourd’hui 350 kg de déchets par an, soit 1 kg de déchets par jour! Pour valoriser mes déchets je pense au tri sélectif. Je privilégie les produits sans suremballage, et je composte mes déchets organiques si c’est possible.

  • Je m’informe de la provenance des produits que j’achète. Je privilégie la consommation de produits locaux.

  • Je consomme des fruits et légumes de saison. Consommer des fruits et légumes de saison permet - outre l’avantage de la fraîcheur pour la qualité des produits - d’éviter les productions lointaines ou délocalisées, avec leurs conséquences sanitaires, environnementales et sociales. En effet la production d’1 kg de fraises en Alsace pendant la saison nécessite 0,2 litre de pétrole, contre 5 litres si il est produit outre mer !

Posted by admin on mars 28th, 2008 No Comments