Un apéro sous d’autres latitudes

L’édition 2008 de la semaine nationale du développement durable s’achève pour nous de bien belle manière, avec l’apéritif responsable organisé par l’agence conseil en communication: Latitude.

Marqué par sa rencontre avec Jean-Marc Jancovici, Philippe Schoen, fondateur et dirigeant de Latitude, a décidé d’agir et a choisi d’engager son entreprise sur le chemin d’une plus grande responsabilité environnementale avec l’aide de l’Alsace signe l’Art et la Manière.

Afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et l’impact sur le changement climatique de l’entreprise, une équipe de 4 éco-conseillers en formation à l’INSA Strasbourg a été missionnée pour analyser et rechercher les sources d’amélioration de l’efficience énergétique de la structure. Réflexion sur les modes de transport et recherche de nouveaux locaux à énergie passive ont fait parti de leur mission.

L’apéritif responsable était donc l’occasion idéale pour accompagner une courte intervention sur les enjeux énergétiques et la restitution des premiers résultats de leur enquête.

L’apéritif a permis de démontrer que face à des enjeux si préoccupants, devenir un consommateur averti était non seulement synonyme de citoyenneté, de responsabilité mais aussi de plaisir !

La preuve en a été la diversité et la qualité des mets choisis. Outre le délicieux crémant d’Alsace, les divers jus biologiques, la plupart des plats ont été préparés par l’équipe de Latitude. Mais non sans avoir choisi avec beaucoup d’intelligence les ingrédients nécessaires à leur préparation : farine bio, légumes de saison…

Tout était donc réuni pour que ce moment soit réussi : sensibilisation, prise de conscience, mais aussi plaisir, et convivialité ! Qui a dit que sauver la planète devait se faire dans la douleur ?

Cliquer sur les photos pour les agrandir :

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This entry was posted on Jeudi, avril 10th, 2008 at 11:32 and is filed under Apéritif Responsable. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.

 

3 Responses to “Un apéro sous d’autres latitudes”

  1. Philippe Schoen Says:

    C’était bien cette initiative de votre part. Et c’était bien de faire ce que nous avons fait. Mais j’en garde une amertume : oublié l’apéro, oubliées les bonnes résolutions. Quel résultat ? Aucun. Et pourtant, li faut continuer à agir.

    Vous pouvez contribuer au débat sur la note que j’en ai fait sur mon blog :

    http://tenirparole.blog.latitude.fr/tenir_parole/2008/04/on-ne-savait-pa.html

  2. admin Says:

    Merci pour votre participation. Votre apéritif a compté parmi les plus respectueux des contraintes de consommation responsable. Le fait d’avoir impliqué l’ensemble de vos collaborateurs dans la préparation a permis, j’en suis sur, d’en faire réfléchir plus d’un sur ses achats quotidiens.
    De plus l’intervention de l’équipe d’éco-conseillers a eu le mérite de rappeller l’urgence de la situation.

    Mais il est vrai comme vous le dîtes sur votre blog que le syndrome de l’autruche qui met la tête dans le sable pour échapper à la réalité est un frein important au changement radical de comportement, pourtant nécessaire. Al Gore parle du syndrome de la “boiling frog” : une grenouille plongée dans une marmite d’eau bouillante va tout faire pour en s’en sortir et sera prise de panique; à l’inverse si l’on plonge la grenouille dans une marmite d’eau froide que l’on va faire chauffer petit à petit jusqu’à la faire bouillir, la grenouille se laissera cuire sans s’en apercevoir. Je pense que le problème actuel, c’est que nous sommes comme des grenouilles plongés dans une marmite qui cuit à feu doux.

    Mais pour convaincre et sensibiliser il est également important de ne pas sombrer dans le catastrophisme, qui s’avère contre-productif en favorisant les comportements de l’autruche. A ce titre, notre apéritif a eu le mérite de sensibiliser les personnes sans pour autant les effrayer, bien au contraire. Certes cela ne sauvera pas le monde, mais le nombre de bulletins d’engagement qui nous ont été retournés témoignent de la volonté de chacun à s’engager quotidiennement à des gestes éco-responsables. Et cela est vraiment encourageant. Oui cela ne forge pas des consciences, mais ça y contribue. C’est par la répétition de ce type d’opérations qu’une prise de conscience plus importante et surtout plus durable pourra naitre en chacun de nous.

    Dans le cas de votre agence, pourquoi ne pas instaurer une fois par mois un apéritif responsable. Avant chaque apéritif, à tour de rôle, l’un de vos collaborateurs se verrait inviter à préparer une courte présentation de 5 ou 10 min sur un sujet de son choix en rapport avec la préservation des ressources. Cela serait une manière de s’approprier des thématiques habituellement laissés à des spécialistes, pour ne pas dire des gourous.

    L’équipe de l’apéritif responsable

  3. Philippe Schoen Says:

    Je ne pense pas qu’il s’agisse du syndrôme de la grenouille, mais bien plutôt, comme vous le dites, de celui de l’autruche.

    On n’échappe pas au catastrophisme, parce que la réalité qui nous attend est une catastrophe, confirmée, prévue. Ce qui m’épate toujours ce sont les plus optimistes qui disent “pensez-vous, c’est beaucoup moins grave : ça n’arrivera qu’à la fin du siècle”.

    Alors, je vous renvoie au catastrophisme éclairé de Jean Pierre Dupuy. Je ne crois plus au ludique, aux petites manifestations gentilles, aux petits événementiels amusants.

    La vie, surtout celle des autres, surtout celle de nos petits enfants, n’est pas un jeu. Il y a du boulot, il faut bosser. On peut bosser dans une bonne ambiance et en restant sérieux. Ce qu’il faut, c’est prendre ce problème au sérieux. C’est peut-être le seul sujet sur lequel on doit se prendre au sérieux.

    Pour mes collaborateurs, je pense et j’espère que l’appropriation passera par le projet, des objectifs, du résultat, du travail.

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